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xnier, Dumcrbion, Kellermann etSchérer.11 était fortement constitué, infatigable,nuit et jour à cheval parmi les rochers etdans les montagnes; c’était le genre deguerre qu’il entendait spécialement. Il étaitdécidé, brave, intrépide, plein d’ambi-tion et d’amour-propre ; son caractère dis-tinctif était l’opiniâtreté; il n’était jamaisdécouragé. Il négligeait la discipline, soi-gnait mal l’administration, et, par cetteraison, était peu aimé du soldat. Il faisaitassez mal les dispositions d’une attaque.Sa conversation était peu intéressante ;mais au premier coup de canon, au milieudes boulets et des dangers, sa penséeacquérait de la force et de la clarté, litait-ilbattu, il recommençait comme s’il eût étévainqueur. A la fin de la campagne d’Ita-lie, il reçut la commission d’aller porterau Directoire le s préliminaires de Léoben.Lors de la campagne d’Egypte, il eut lecommandement en chef de l'armée d’Hel-vétie, et sauva la république par le gain dela bataille de Zurich. Depuis il a été ma-réchal, duc de Rivoli et prince d’Essling.
( Mémoires de Napoléon. )
MASSES.
Des sentiments des masses.
La masse des nations et des partis estplus fidèle qu’on ne croit aux sentimentsde l’honneur, à la gloire et à l’indépen-dance nationale. (Ibid.)
MATHÉMATIQUES.
Sur l'étude des mathématiques.
L’Empereur ne revenait pas que, dansles lycées, on n’enseignât pas de très-bonne heure les mathématiques. Il disaitqu’on avait dénaturé ses intentions tou-chant l’Université; se plaignant fort deM. de Fontanes, se récriant sur ce qu’onlui gâtait tout chez lui pendant qu’il étaitobligé d’aller faire la guerre au loin, etc.
( Mémorial. )
MÉDECINE.
L’Empereur ne croyait pas à la méde-
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cine et ne prenait jamais aucun remède.Il s’était créé un traitement particulier :son grand secret avait été depuis long-temps, disait-il, de commettre un excèsen sens opposé à son habitude présente :il appelait cela rétablir l’équilibre de lanature. S’il était depuis quelque temps enrepos, il faisait subitement une course desoixante milles, une chasse de tout unjour. S’il se trouvait au contraire Surprisau milieu de très-grandes fatigues, il secondamnait à vingt-quatre heures de re-pos absolu. Celte secousse imprévue luicausait infailliblement une crise intérieurequi amenait aussitôt le résultat désiré.
(Mémorial. )
— L’Empereur disait au docteur : « SiHippocrate entrait tout à coup dans votrehôpital, ne serait-il pas bien étonné?Adopterait-il vos maximes et vos mesures?Ne vous réprouverait-il pas? Vous-mémeentendriez-vous son langage? Vous com-prendriez-vous l’un l’autre? » Et il finis-sait par vanter en badinant la médecine deBabylone, où l’on exposait les maladesdevant la porte de chaque maison, et oùles parents, assis auprès d’eux, arrêtaientles passants pour leur demander s’ils n’a-vaient jamais eu pareille chose, et ce quiles avaient guéris. On avait du moins lacertitude, disait-il, d’éviter ceux que lesremèdes avaient tués. (Ibid.)
—Notre corps est une machine à vivre,et il est organisé pour cela, c’est sa na-ture ; laissez-y la vie à son aise, quelles’y défende elle-même ; elle fera plus quesi vous la paralysiez en l’encombrant deremèdes. Notre corps est une montre par-faite qui doit aller un certain temps ; l’hor-loger n’a pas la faculté de l’ouvrir, il nepeut la manier qu’à tâtons et les yeux ban-dés. Pour un qui, à force de la tourmen-ter à l’aide d’instruments biscornus, vientà bout de lui faire du bien, combien d’igno-rants la détruisent!...
Vu l’incertitude de la médecine en elle-même et l’ignorance de ceux qui l’excr-