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cent, ses résultats, pris en masse, nesont-ils pas plus funestes qu'utiles?
( Mémorial . )
MÊLA NIE.
Mélanie, drame. Voyez la Harpe.
MÉMOIRE.
Sur la mémoire en général el sur celle de Napoléonen particulier.
L’Empereur disait qu’une tète sans mé-moire est une place sans garnison. Lasienne était heureuse : elle n’était point gé-nérale, absolue, mais relative, fidèle, etseulement pour ce qui lui était néces-saire... Elle tenait du cœur, et conservaitle souvenir de tout ce qui lui avait été cher.
(Ibid. )
L’Empereur, racontant un jour à tableune de ses affaires en Egypte, nommaitnuméro par numéro les huit ou dix demi-brigades qui en faisaient partie. Sur quoimadame Bertrand n’ayant pu s’empêcher del’interrompVe en demandant comment ilétait possible après si longtemps de se rap-peler ainsi tous ces numéros :
« Madame, le souvenir d’un amantpourses anciennes maîtresses ! » fut la vive ré-plique de Napoléon. (Ibid.)
— A Erfurt, à un dîner de rois, -on vintà parler- de la bulle d'or. Le prince primatayant rapporté cette constitution de l’empire; germanique à l’année 1409, Napoléon fitobserver qu’elle avait été proclamée en 1336par l’empereur Charles IV. Et comme toutle monde s’étonnait de ce que Napoléonsavait ces choses-là, il ajouta :
Quand j’étais simple lieutenant en se-cond d’artillerie, je restai trois ans en gar-nison à Valence ; j’aimais peu le mondeet vivais très-retiré. Un hasard heureuxm’avait logé près d’un libraire instruit etdes plus complaisants : je lus et relus| sa bibliothèque. La nature m’a doup de la
I mémoire des chiffres. ( Mémoires de Bausset.)
MÉMOIRES.
Î Intérêt des mémoires sur les grands hommes.
Le monde est curieux de connaître lesj moindres circonstances de la vie d’un
homme qui a joué un grand rôle ; sa ma-nière de boire, démanger, de dormir; sesgoûts, ses habitudes. On est plus curieuxde connaître ces sottises que de savoirquelles sont ses bonnes ou mauvaisesqualités. (O’Méaba.)
MENDICITÉ.
Je fais consister la gloire de mon règneà changer la face du territoire de mon em-pire. .. J’attache égaleront une grande im-portance et une grande idée de gloire àdétruire la mendicité. Les fonds ne man-quent pas ; mais il me semble que tout celamarche lentement, et cependant les annéesse passent. Il ne faut point passer sur celteterre sans laisser des traces qui recom-mandent notre mémoire à la postérité. Ilfaut qu’avant le 15 décembre vous ayeztrouve sur le quart de réserve et sur lesfonds des communes les fonds nécessairesà l’entretien de 60 ou 100 maisons, pourl’extirpation de la mendicité ; que les lieuxoù elles seront placées soient désignés etle règlement mûri. N’allez pas me deman-der encore trois ou quatre mois pour avoirdes renseignements; vous avez de jeunesauditeurs, des préfets intelligents, des in-génieurs des ponts et chaussées instruits ;faites courir tout cela, et ne vous endormezpas dans le travail ordinaire des bureaux.
[Lettre au ministre de l'intérieur, du
^novembre 1808 .)
— Difficultés d’une loi sur la mendicité.
Le nœud de cette affaire est tout entierdans la stricte séparation du pauvre quicommande le respect, du mendiant qnidoit exciter la colère. Nos travers religieuxmêlent si bien ces deux classes, qu’ils sem-blent faire de la mendicité un mérite, uneespèce de vertu ; qu’ils la provoquent enlui présentant des récompenses célestes.Au fait, les mendiants ne sont ni plus nimoins que des moines au petit pied, cardans leur nomenclature se trouvent lesmoines mendiants. Comment de tellesidées ne porteraient-elles pas la confusiondans l’esprit et le désordre dans la société?
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