Buch 
Dictionnaire -Napoléon ou recueil alphabétique des opinions et jugements de l'Empereur Napoléon Ier avec une introduction et des notes / par M. Damas Hinard
Seite
386
JPEG-Download
 

NEC

386

NE Y

eût prolongé quelque temps encore scs in-décisions naturelles, et pendant ce tempsdautres chances pouvaient sélever. »

{Mémorial. )

NATIONS.

Il ny a que deux nations.

Il ny a que deux nations : l'Orient etlOccident. La France, lAngleterre etlEspagne ont les mêmes mœurs, la mêmereligion, les mêmes idées à peu près : cenest quune famille. Ceux qui veulent lesmettre en guerre veulent la guerre civile.

{Le Consulat et VEmpire ,)

Quand est-ce que se montrent les grandes nations.

Cest dans les temps difficiles que lesgrandes nations comme les grands hom-mes déploient toute lénergie de leur ca-ractère et deviennent un objet dadmira-tion pour la postérité.

(Réponse à l'adresse de la chambre des pain,juin 1813.)

NATUKE.

Sur le pouvoir de la nature.

On parlait devant Napoléon dun navirequi, après avoir eu son mât brisé pendant lanuit, et avoir été abandonné à lui-même parceux qui le montaient, était parvenu sansaucun secours nautique à gagner le port età sy mettre à labri.

« Voyez, dit Napoléon, toute la diffé-rence du tâtonnement des hommes à lamarche assurée, franche de la nature !Très-probablement quavec toutes nosconnaissances humaines, le trouble, leserreurs de nos sens eussent amené lenaufrage du bâtiment. A travers tant dechances malheureuses, la nature la sauvésans hésitation, la marée sen est saisie,et la force du courant la conduit, sanspéril, précisément au milieu de chaquechenal : de la sorte il ne devait, il nepouvait pas périr. » (Mémorial.)

NÉCESSITÉ.

Pouvoir de la nécessité.

La loi de la nécessité maîtrise lincli-nation, la volonté et la raison.

(C. I. Lettre au ministre des relations extérieures,du 10 vendémiaire an vi 1 er octobre 1797.)

Des nécessités politiques.

Il faut distinguer les actes du souve-rain qui agit collectivement de ceux delhomme privé que rien ne gène dans sonsentiment : la politique admet chez lunet lui ordonne même des choses qui se-raient sans excuse chez lautre.

{Mémorial. )

NECKER (Jacques),

Ministre des finances en 1790.

M. Necker avait déjà vivement dé-plu lors de la campagne de Marengo.A mon passage, j'avais voulu le voir, etnavais trouvé quun lourd régent de col-lège, bien boursouflé. Peu de tempsaprès, et dans lespoir sans doute de re-paraître avec mon secours sur la scènedu monde, il publia une brochure danslaquelle il prouvait que la France ne pou-vait plus être république ni monarchie. Ilappelait, dans cet ouvrage, le premierconsul Yhonune nécessaire, etc. Lebrunlui répondit par une lettre en quatre pa-ges , de son beau style, et dune façontrès-mordante : il lui demandait sil na-vait pas fait assez de mal à la France, etsil ne se lassait pas, après son épreuvede la Constituante, de prétendre à la ré-genter de nouveau. (Ibid.)

Lopinion de Napoléon sur les talents deM. Necker était également celle de Mirabeau.Voyez Lettres à Mauvillon, p. 493.

NE Y,

Maréchal dempire , duc dElchingen , prince de ta

Moscova. Sur sa conduite à la bataille de la

Moscova.

Le duc dElchingen se couvrit de gloire,et montra autant dintrépidité que desang-froid.

(Dix-huitième bulletin, du 12 septembre 1812.)

Sur sa conduite lors de la retraite de Russie.

« Jai deux cents millions dans mescaves, disait Napoléon au retour de lacampagne de Russie ; je les donneraispour Ney. » (Mémorial.)