NEC
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NE Y
eût prolongé quelque temps encore scs in-décisions naturelles, et pendant ce tempsd’autres chances pouvaient s’élever. »
{Mémorial. )
NATIONS.
Il n’y a que deux nations.
Il n’y a que deux nations : l'Orient etl’Occident. La France, l’Angleterre etl’Espagne ont les mêmes mœurs, la mêmereligion, les mêmes idées à peu près : cen’est qu’une famille. Ceux qui veulent lesmettre en guerre veulent la guerre civile.
{Le Consulat et VEmpire ,)
— Quand est-ce que se montrent les grandes nations.
C’est dans les temps difficiles que lesgrandes nations comme les grands hom-mes déploient toute l’énergie de leur ca-ractère et deviennent un objet d’admira-tion pour la postérité.
(Réponse à l'adresse de la chambre des pain,juin 1813.)
NATUKE.
Sur le pouvoir de la nature.
On parlait devant Napoléon d’un navirequi, après avoir eu son mât brisé pendant lanuit, et avoir été abandonné à lui-même parceux qui le montaient, était parvenu sansaucun secours nautique à gagner le port età s’y mettre à l’abri.
« Voyez, dit Napoléon, toute la diffé-rence du tâtonnement des hommes à lamarche assurée, franche de la nature !Très-probablement qu’avec toutes nosconnaissances humaines, le trouble, leserreurs de nos sens eussent amené lenaufrage du bâtiment. A travers tant dechances malheureuses, la nature l’a sauvésans hésitation, la marée s’en est saisie,et la force du courant l’a conduit, sanspéril, précisément au milieu de chaquechenal : de la sorte il ne devait, il nepouvait pas périr. » (Mémorial.)
NÉCESSITÉ.
Pouvoir de la nécessité.
La loi de la nécessité maîtrise l’incli-nation, la volonté et la raison.
(C. I. Lettre au ministre des relations extérieures,du 10 vendémiaire an vi— 1 er octobre 1797.)
— Des nécessités politiques.
Il faut distinguer les actes du souve-rain qui agit collectivement de ceux del’homme privé que rien ne gène dans sonsentiment : la politique admet chez l’unet lui ordonne même des choses qui se-raient sans excuse chez l’autre.
{Mémorial. )
NECKER (Jacques),
Ministre des finances en 1790.
M. Necker avait déjà vivement dé-plu lors de la campagne de Marengo.A mon passage, j'avais voulu le voir, etn’avais trouvé qu’un lourd régent de col-lège, bien boursouflé. Peu de tempsaprès, et dans l’espoir sans doute de re-paraître avec mon secours sur la scènedu monde, il publia une brochure danslaquelle il prouvait que la France ne pou-vait plus être république ni monarchie. Ilappelait, dans cet ouvrage, le premierconsul Yhonune nécessaire, etc. Lebrunlui répondit par une lettre en quatre pa-ges , de son beau style, et d’une façontrès-mordante : il lui demandait s’il n’a-vait pas fait assez de mal à la France, ets’il ne se lassait pas, après son épreuvede la Constituante, de prétendre à la ré-genter de nouveau. (Ibid.)
L’opinion de Napoléon sur les talents deM. Necker était également celle de Mirabeau.Voyez Lettres à Mauvillon, p. 493.
NE Y,
Maréchal d’empire , duc d’Elchingen , prince de ta
Moscova. — Sur sa conduite à la bataille de la
Moscova.
Le duc d’Elchingen se couvrit de gloire,et montra autant d’intrépidité que desang-froid.
(Dix-huitième bulletin, du 12 septembre 1812.)
— Sur sa conduite lors de la retraite de Russie.
« J’ai deux cents millions dans mescaves, disait Napoléon au retour de lacampagne de Russie ; je les donneraispour Ney. » (Mémorial.)