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Dictionnaire -Napoléon ou recueil alphabétique des opinions et jugements de l'Empereur Napoléon Ier avec une introduction et des notes / par M. Damas Hinard
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dété ; linondation croît jusquà léqui-noxe, après quoi elle diminue progressive-ment. Cest donc entre septembre et marsque se font tous les travaux de la cam-pagne. Le paysage est alors ravissant;cest le temps de la floraison et celui de lamoisson. La digue du Nil se coupe auCaire dans le courant de septembre, quel-quefois dans les premiers jours doctobre.Après le mois de mars, la terre se gercesi profondément, quil est dangereux detraverser les plaines à cheval, et quonne le peut faire à pied quavec une extrêmefatigue. Un soleil ardent, qui nest jamaistempéré ni par des nuages ni par de lapluie, brûle toutes les herbes et les plantes,hormis celles quon peut arroser. Cest àcela quon attribue la salubrité des eauxstagnantes qui se conservent en ce paysdans les bas-fonds.^n Europe, de pareilsmarais donneraient la mort par leurs exha-laisons; en Egypte, ils ne causent pasmême de fièvres. (Mémoires de Napoléox.)

Du barrage du Nil.

Le Nil na aujourdhui que deux bran-ches, celle de Rosette et celle de Damiette.Si lon fermait ces deux branches de ma-nière quil coulât le moins deau possibledans la mer, linondation serait plusgrande et plus étendue, et le pays habi-table plus considérable.

( I Voyage du due de Itaguse. )

On serait disposé à croire, en lisant ceslignes, que cest Napoléon qui a inspiré àMéhémet-Ali la pensée du travail quil a faitexécuter pour le barrage du Nil.

NOBLESSE.

se trouve la vraie noblesse.

Je ne connais dautres titres que ceuxqui sont personnels ; malheur à ceux quinont point de ceux- ! Les hommes quimentourent ont acquis les leurs au champdhonneur; ils ont donné des preuves deleur savoir-faire. Cest dans le moral quese trouve la vraie noblesse ; hors deelle nest nulle part.

(Journal anecdotique de M me Campait.)

Sur lancienne noblesse en 1806.

Cest parmi elle que se trouvent encoretoutes les grandes fortunes; elle exercepar une influence qui ne doit pas resteren dehors du gouvernement. Serait - ceavec les hommes de la révolution quonpourrait composer une cour? On ne trouveparmi eux que des fonctionnaires hono-rables, sans fortune, ou des fournisseursenrichis, sans considération. Une cour desalariés serait onéreuse pour létat et sansdignité. Les anciennes fortunes, si elles sedivisent par les partages, se recomposentpar les successions; les fortunes nouvellesnont rien à attendre de ce côté : ellesnhéritent jamais, et sont, au contraire,entourées de parents pauvres à soutenir.Le gouvernement ne saurait enrichir,comme autrefois, ceux qui le servent parles biens de la couronne ou par les con-fiscations ; il doit prendre les fortunestoutes faites et les employer à son service.

(Pelet de lu Lozère.)

Motifs de la faveur accordée par Pïapoléon àl'ancienne noblesse.

« Pourquoi croyez-vous, disait l'Em-pereur à un grand officier de la couronne,que je cherche à mentourer des grandsnoms de lancienne monarchie? Peut-être, pensez-vous, pour la splendeur demon trône et pour ménager certaines ap-parences aux regards de lEurope. Ehbien ! sachez que mes victoires et ma forceme recommandent en Europe bien autre-ment que ne pourraient le faire tous vosgrands noms, et quau dedans ma prédi-lection apparente pour eux me fait beau-coup de tort, me dépopularise infiniment.Vous attribuez à de petits motifs de va-nité ce qui tient aux vues les plus larges.Je constitue une société, une nation, etje me trouve sous la main des élémentstout à fait antipathiques. Les nobles et lesémigrés ne sont quun point dans la masse,et cette masse leur est hostile et demeurefort ulcérée ; elle me pardonne avec peine