OFF
393
OPÉ
culable sur les hommes, dont les calculsne sont pas le résultat de têtes froides, etdans lesquels chacun apporte les alarmeset les préjugés de sa coterie.
{Correspondance de Napoléon , lettre du 20 prairialan xm — 24 avril 1805.)
OASIS.
Les oasis sont des parties du désert oùl’on trouve un peu de végétation. Ce sontcomme des îles dans une mer de sable.
(.Mémoires de Napoléon. )
OBÉISSANCE.
De l’obéissance des fonclionnaires publics.
La subordination civile n’est pointaveugle et absolue. Elle admet des rai-sonnements et des observations, quelleque puisse être la hiérarchie des autori-tés... Je n’exige d’obéissance aveugle quedans le militaire.
{Lettre au ministre de Vintérieur, rfu2G am7180G.)
OBSERVATION.
Utilité de l’observation.
Misérables hommes que nous sommes!nous ne pouvons rien contre la nature deschoses; la seule faculté qui nous reste,c’est l’observation. (Mémoires de Napoléon.)
OCCASION.
De l’occasion à la guerre.
Il faut à la guerre profiter de toutesles occasions; car la fortune est femme :si vous la manquez aujourd’hui, ne vousattendez pas à la retrouver demain.
(Ibid.)
ODYSSÉE.
Odyssée } poème. Voyez Homère.
OEDIPE.
OEdipe, tragédie. Voyez Sophoci.e.Voyez Voltaire.
OFFICIERS.
Comment un état acquiert de bonsofficiers. Voyez Amdréossy.
ORGANISATION IMPÉRIALE.
Napoléon, parlant de son organisationimpériale, disait qu’il en avait fait le gou-vernement le plus compacte, de la circu-lation la plus rapide, et des efforts lesplus nerveux qui eût jamais existé : « Etil ne fallait rien moins que tout cela, re-marquait-il, pour pouvoir triompher desimmenses difficultés dont nous étions en-tourés, et produire toutes les merveillesque nous avons accomplies. L’organisa-tion des préfectures, leur action, les ré-sultats étaient admirables et prodigieux.La même impulsion se trouvait donnéeau même instant à plus de quarante mil-lions d’hommes, et, à l’aide de ces centresd’activité locale, le mouvement était aussirapide à toutes les extrémités qu’au cœurmême. « (Mémorial.)
OPÉRA.
Voyez Théâtres.
OPÉRATION.
De la manière d’opérer en campagne.
Opérer par des directions éloignéesentre elles et sans communications estune faute qui ordinairement en fait com-mettre une seconde. La colonne détachéen’a des ordres que pour le premier jour ;ses opérations pour le second jour dé-pendent de ce qui est arrivé à la princi-pale colonne : ou elle perd du temps pourattendre des ordres ou elle agit au ha-sard...
... 11 est de principe qu’une armée doittoujours tenir toutes ses colonnes réunies,de manière que l’ennemi ne puisse pass’introduire entre elles. Lorsque, par desraisons quelconques, on s’écarte de ceprincipe, il faut que les corps détachéssoient indépendants dans leurs opéra-tions, et se dirigent, pour se réunir, surun point fixe vers lequel ils marchent sanshésiter et sans de nouveaux ordres, afinqu’ils soient moins exposés à être atta-qués isolément. (Mémoires de Napoléon.)