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» L’art des grands capitaines a toujoursété de publier et de faire apparaître à l’en-nemi leurs troupes comme très-nombreu-ses, et à leurs troupes l’ennemi comme très-inférieur. .. J’entends même qu’on prennedes mesures directes ou indirectes pourdonner la plus haute opinion de leurnombre.... Quand j’ai vaincu à Eckmühll’armée autrichienne, j’étais un contrecinq , et cependant mes soldats croyaientêtre au moins égaux aux ennemis... Loind’avouer que je n’avais à la bataille deWagram que cent mille hommes, jem’attache à prouver que j'en avais deuxcent vingt mille. Constamment dans mescampagnes d’Italie, où j’avais une poi-gnée de monde, j’ai exagéré ma force.Cela a servi mes projets et n’a point di-minué ma gloire. Les généraux et lesmilitaires instruits savaient, après lesévénements, reconnaître tout le méritede mes opérations, même celui d’avoirexagéré le nombre de mes troupes... »
(.Mémoires du roi Joseph.)
OPPOSITION.
Danger de l’opposition en France en l'an x.
L’opposition en Angleterre n’a aucundanger.. Les hommes qui la composent nesont point des factieux, lis ne regrettentni le régime féodal ni la terreur. Ils ontl’influence légitime du talent, et ne cher-chent qu’à se faire acheter par la cou-ronne. Chez nous c’est bien différent. Cesont les anciens privilégiés et les jacobinsqui forment l’opposition. Ces gens-là nebriguent pas seulement des places ou del’argent ; il faut aux uns le règne desclubs, aux autres l’ancien régime. Il y aune grande différence entre la discussiondans un pays depuis longtemps constitué,et l’opposition dans un pays qui ne l’estpas encore. (Le Consulat et l'Empire .)
ORDRE.
Nécessité de l’ordre dans un état.
Sans ordre l’administration n’est qu’unchaos; point de finance, point de crédit
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public; et avec la fortune de l’état s’é-croulent les fortunes particulières.
(Proclamation aux Français, du 4 nivôsean vin — 25 décembre 1799.)
ORIANI,
Géomètre italien.
C’est le meilleur géomètre qu’il y ait eu.
(G. I. Lettre au général Brune , du 13 germinalan iv — 12 avril 1798.)
Napoléon, dans une lettre au Directoire,raconte d’une manière intéressante la pre-mière visite que lui fit Oriani.
« J’ai vu, dit-il, à Milan le célèbre Oriani :la première fois qu’il vint me voir, il setrouva interdit, et ne pouvait pas répondreaux questions que je lui faisais. Il revint en-suite de son étonnement : « Pardonnez, medit-il, mais c’est la première fois que j’entredans ces superbes appartements ; mes yeuxne sont pas accoutumés... « Il ne se doutaitpas qu’il faisait, par ce peu de paroles, unecritique bien amère du gouvernement del’archiduc. Je me suis empressé de lui fairepayer ses appointements et de lui donnertous les encouragements nécessaires. »
(OEuvres de Napomîox. Lettre au Directoire, du3 messidor an iv — 21 juin 1796.)
ORIENT.
« Il n’y a rien à faire en Europe de-puis deux cents ans, me disait Napoléonà Mayence; ce n’est que dans l’Orient quel’on peut travailler en grand. «
(De Pradt, Ambassade de Varsovie. )
Napoléon, commentant à Sainte-Hélènel’ Ambassade de Varsovie, nie qu’il ait jamaistenu ce propos, et ajoute avec esprit qu’il asuffisamment prouvé qu’il y avait quelquechose à faire en Europe. Malgré cette déné-gation, nous croyons que le propos peut fortbien avoir été tenu, et que Napoléon l’avaitoublié. L’opinion qu’il avait exprimée n’étaitpas complètement sérieuse ; il y entrait peut-être un peu de fantaisie et d’imagination.
ORIENTAUX.
Des Orientaui et des Occidentaux.
« Les Anglais, les Français, les Ita-liens, etc., disait l’Empereur, ne compo-