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Dictionnaire -Napoléon ou recueil alphabétique des opinions et jugements de l'Empereur Napoléon Ier avec une introduction et des notes / par M. Damas Hinard
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avec énergie lutilité et limportance dontétait le chef visible de lÉglise de Jésus-Christ pour lunité de la foi. « Monsieurlévêque, soyez sans inquiétude, lapolitique de mes états est intimementliée avec le maintien et la puissancedu pape; il me faut quil soit pluspuissant que jamais; il naura jamaisautant de pouvoir que ma politiqueme porte à lui en désirer. » Lévêqueparut étonné, et se tut. Quelques semai-nes après il voulut relever ce propos,mais il ne put y parvenir, Napoléon na-vait que trop parlé.

Cest un fait constant qui deviendradémontré tous les jours davantage, queNapoléon aimait sa religion, quil voulait lafaire prospérer, lhonorcr, mais en mêmetemps sen servir comme dun moyen so-cial pour réprimer lanarchie, consolidersa domination en Europe, accroître laconsidération de la France et linfluencede Paris, objet de toutes ses pensées : àce prix, il eût tout faitpour la propagande,les missions étrangères, et pour étendre,accroître la puissance du clergé. Déjà ilavait reconnu les cardinaux comme lespremiers de létat ; ils avaient le pas dansle palais sur tout le monde : tous lesagents de la cour papale eussent été do-tés avec magnificence, et de manière quilsneussent rien à regretter de leur exis-tence passée. Cest par une suite de toutcela que Napoléon était sans cesse occupéde lamélioration, de lembellissement deParis : ce nétait pas seulement par amourdes auts, mais aussi par une suite de sonsystème. Il fallait que Paris fût la villeunique, sans comparaison avec toutes lesautres capitales ; les chefs - dœuvre dessciences et des arts, les musées, tout cequi avait illustré les siècles passés devaitsy trouver réuni; les églises, les palais, lesthéâtres devaient être au-dessus de tout cequi existe. Napoléon regrettait de ne pou-voir y transporter léglise de Saint-Pierrede Rome ; il était choqué de la mesquineriede Notre-Dame. (Mémoires de Xapoiio.w)

PARADIS.

Le paradis est un lieu central lesâmes de tous les hommes se rendent pardes routes différentes : chaque secte a saroute particulière. (Pelet de ea Lozère.)

PARIS.

LEmpereur disait que tout ce quilavait vu en Egypte, principalement tousces fameux débris tant vantés, ne sau-raient néanmoins donner lidée de quel-que chose qui pût soutenir la comparai-son avec Paris... La grande différence delÉgypte à nous était, à son avis, quelEgypte, grâce à la pureté de son ciel età la nature de ses matériaux, laissaitsubsister des ruines éternelles ; tandis quenotre température européenne nen ad-mettait point chez nous, tout se trou-vait rongé et disparaissait en peu detemps. «Des milliers dannées, disait-il,laissaient des vestiges sur les bords duNil ; on nen trouverait pas après cin-quante ans sur les bords de la Seine. »

( Mémorial .)

Sur le peuple de Paris.

Napoléon disait en lan ix (1800 et 1801) :

Ma confiance particulière dans toutesles classes du peuple de, la capitale napoint de bornes. Si jétais absent, si jé-prouvais le besoin dun asile, cest aumilieu de Paris que je viendrais le cher-cher. Je me suis fait mettre sous les yeuxtout ce quon a pu trouver sur les événe-ments les plus désastreux qui ont eu lieuà Paris dans ces dix dernières années; jedois déclarer pour la décharge du peuplede cette ville, aux yeux des nations etdes siècles à venir, que le nombre desméchants citoyens a toujours été extrê-mement petit. Sur quatre cents, je mesuis assuré que plus des deux tiers étaientétrangers à la capitale ; soixante ou qua-tre-vingts ont seuls survécu à la révo-lution, .. (Le Consulat et lEmpire.)