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la masse; ne cherchez qu’à réunir, mapolitique est de compléter la fusion. Ilfaut que je gouverne avec tout le mondesans regarder à ce que chacun a fait. Ons’est rallié à moi pour jouir avec sécurité ;on me quitterait demain si tout rentraiten problème. (Mémoires du duc de Rovioo.)
— De la fidélité qu’un homme politique doità son parti.
Se servir un jour d’un parti pour l’at-taquer le lendemain, de quelque prétexteque l’on s’enveloppe, c’est trahir.
(Mémorial. )
PATERNITÉ ET FILIATION.
Nous avons rangé sous ces mots les di-verses opinions qui ont rapport au sujet douttraite le titre vu du Code civil, de la pater-nité et de la filiation, et nous avons suivi lesdivisions du Code.
De la filiation des enfants légitimes ou nés dansle mariage.
Lorsqu’il y a adultère, il y a cause dedivorce ; mais il ne s’ensuit pas nécessai-rement que l’enfant soit le fruit de l’adul-tère : dans le doute, la faveur est pourl’enfant ; il doit appartenir au mari.
Quant à l'impuissance, elle n’est jamaisassez certainement absolue pour qu’ellepuisse devenir une preuve contre la légi-timité de l’enfant.
Il en est de même des maladies.
(Procès-verbaux du conseil d'état .)
— On conçoit que la femme ait pu êtreadmise à faire valoir l’impuissance de sonmari ; mais il est inouï qu’on ait admis lemari à faire valoir sa propre impuissancepour contester l’état de son enfant...
Il n’y a jamais d’intérêt à priver unmalheureux enfant de son état : il n’y ena qu’à forcer ses père et mère à le re-connaître. ..
Une disposition très-sage serait cellequi, dans tous les cas, obligerait le pèreà adopter l’enfant : en même temps qu’elleviendrait au secours d’un infortuné, elledonnerait à l’état un bon citoyen; car
qu’espérer de celui qui n’appartient à per-sonne, et que tous repoussent et aban-donnent à la dégradation?
(Procès-verbaux du conseil cCétat.)
— L’adultère est une cause de divorce,mais la conséquence de l’adultère n’estpas toujours un enfant. Si une femmecouche avec son mari et avec un autrehomme, la faveur est pour l’enfant : ilest présumé appartenir au mari. 11 n’estpas évident qu’il n’en soit pas le père, ilest très-possible qu’il le soit.
Quant à l’impuissance, c’est un motvague; elle peut nôtre que temporaire.Le fait de l’existence de l’enfant prouvela puissance du mari... Il en est autre-ment quand il y a impossibilité physique,comme son absence, car on ne fait pasd’enfants avec l’imagination. 11 faut doncque la maxime soit absolue ; que la loiprenne soin de l’enfant qui ne serait pascapable de se défendre au moment où sonétat serait attaqué. On pourrait admettrel’exception pour cause d’impuissance ac-cidentelle, mais il faut que cela soit claircomme le soleil; tout le reste n’est qu’illu-sion... On oppose toujours l’intérêt dumari, des héritiers. Il n’y a pas à balan-cer entre un intérêt pécuniaire et l’exis-tence légale d’un enfant. L’état y gagneun bon sujet, un citoyen, au lieu d'avoirun membre vicieux, parce qu’il serait dé-gradé et flétri. Je refuserais donc touteaction aux héritiers ; je ne l’accorderaisqu’au mari, encore en la limitant à deuxou trois mois après l’accouchement, ets’il n’avait pas vécu avec l’enfant, carcelte circonstance pourrait valoir au moinscomme adoption...
J’admettrais que le père pourra désa-vouer l’enfant né avant cent quatre-vingt-six jours et qui survit un certain temps.Mais quand l’enfant est né mort, il doittoujours appartenir au mari. Si un enfantme naissait à cinq mois, je le prendraispour être de moi, et je le croirais malgréles médecins. (Le Consulat et l’Empire.)