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vinces de l’est de la France. Les Vendéens,éclairés comme les peuples de la Bour-gogne, seraient accourus au-devant de lacommotion qui anéantissait les débris dela servitude féodale, et assurait l’indépen-dance et les droits politiques des Fran-çais. Une bonne administration eût pré-venu tant de malheurs. La guerre civile,le plus grand fléau des peuples, n’auraitpas souillé pendant six années le sol duPoitou, del’Anjou, de la Bretagne, et faitcouler sous des armes françaises des flotsde sang français. Sans la Vendée, sansses masses soulevées et armées au nomde Dieu et du roi pour combattre la li-berté , la Convention n’aurait pas eu deprétexte pour ordonner ou sanctionnertant de crimes; et l’on pourrait souteniravec force que les moteurs de l’insurrec-tion vendéenne sont coupables d’attentatcontre les prêtres et les nobles des autresprovinces françaises en attirant chaquejour sur ces deux classes non la rage, maisla vengeance révolutionnaire. La Vendéen’a point combattu sous l’étendard royal;son armée s’est proclamée armée catho-lique; elle s’est levée sous l’étendard dela foi.
La guerre de la Vendée se divise entrois époques ; elle a été soutenue par deuxarmées distinctes : l’une, l'armée catho-lique; l’autre, l’armée des chouans....
Dans les six premiers mois de la Ven-dée , du 10 mars au 17 octobre, on n’y voitqu’une domination, celle du sacerdoce :la Vendée n’était point encore anglaise.
Cependant la Vendée a été soumise, dèsles premiers moments, à une influenceindirecte de l’étranger. Hérault de Sé-chelles, Basire, Chabot l’ont favorisée parles mesures qu’ils ont fait décréter; ilsétaient vendus aux intrigues des puissancesalliées ; ils ont payé de leur tête leur tra-hison à la cause de la liberté.
(Mémoires de Napoléon.)
— A quoi tiennent les revers qu’ont éprouvés, dansla Vendée, les armées républicaines.
Si des hommes tels que Kléber et Mar-
ceau eussent, dès le principe de l’insur-rection vendéenne, commandé les forcesde la république, cette guerre impie eûtété étouffée dans son berceau : puisquetous les revers qu’éprouvèrent dans la Ven-dée les armées républicaines et cette va-leureuse armée de Mayence furent l’ou-vrage des représentants du peuple, de cesproconsuls qui marchaient à la tête destroupes, dirigeaient les généraux, et lesvouaient à la mort quand en vertu de leursordres ils avaient été battus.
(Mémoires de Napoléon.)
— I)e la pacification de la Vendée.
La haute Vendée fut pacifiée par la mortde Stofflet, et la basse Vendée par celle deCharette. Mais ces provinces ne furentréellement soumises que sous le consulat,où elles reprirent leur rang parmi les dé-partements de la république. Seulement,en 1796, les paysans qui avaient comprisleurs véritables intérêts, parce que le Di-rectoire avait placé à la tête de ses arméesun homme digne de les commander, mi-rent bas les armes. {Ibid.)
— Le retour de Napoléon, revenu d’É-gypte pour détruire l’anarchie directorialeet donner à la France un gouvernement di-gne de sa grandeur et de sa puissance, mitfin à la guerre de la Vendée_ La paci-
fication intérieure de la république fut undes premiers soins de Napoléon. (Ibid.)
VENDÉMIAIRE.
Motifs de la conduite de Napoléon au 13 vendémiaire.
Le 12 vendémiaire, après la victoire mo-mentanée des sections, Napoléon avait couruaux tribunes de la Convention pour y jugerpar lui-méme de l’effet de cette nouvelle.Cependant les membres du comité de salutpublic qui avaient des relations journalièresavec Napoléon, et d’autres membres quil’avaient connu soit à Toulon, soit à l’ar-mée d’Italie, le proposèrent à la Conventioncomme plus capable que personne de la tirerde ce pas dangereux... Napoléon, qui avaittout entendu et savait ce dont il était ques-