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Dictionnaire -Napoléon ou recueil alphabétique des opinions et jugements de l'Empereur Napoléon Ier avec une introduction et des notes / par M. Damas Hinard
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IV U R

WIL

Il a recueilli les fruits dune victoire pro-digieuse; mais son génie lavait-il prépa-rée?... Sa gloire est toute négative, sesfautes sont immenses. Lui, généralissimeeuropéen, chargé daussi grands intérêts,ayant en front un ennemi aussi prompt,aussi hardi que moi, laisser ses troupeséparses, dormir dans une capitale, selaisser surprendre!... Non, Wellingtonna quun talent spécial; il na point decréation ; la fortune a plus fait pour luiquil na fait pour elle... Ses victoires,leur résultat, leur influence, hausserontencore dans lhistoire ; mais son nom bais-sera, même de son vivant... etc., etc.

( Mémorial . )

« Jai pu remarquer, dit lauteur du Mé-morial, quen général il répugnait à lEmpe-reur de mentionner lord Wellington. Il évitaitdordinaire, lorsque loccasion sen présen-tait, de laisser connaître son jugement. Sansdoute il se sentait gauche à ravaler publique-ment celui sous lequel il avait succombé. »

Cette remarque dune justesse parfaite ex-plique comment nous navons que quelquesmots de Napoléon sur un homme dont le sou-venir a si souvent occuper sa pensée.

- Les destinées de Napoléon et de lordWellington présentent de nombreux rapportsqui ne laissent pas que dêtre assez curieux.Nous en signalerons seulement quelques-uns.Ils sont nés tous les deux dans la même année,1769. Tous les deux, dorigine et de nais-sance étrangères, ont été élevés en Francedans une école militaire, lun à Brienne,lautre à Angers. Tous les deux ont fait laguerre à la même époque en Orient, et pen-dant que lun conquérait lEgypte , lautrerenversait lempire de Tippo-Saêb, etc., etc.Ces rapprochements, ces jeux du hasard nedisent rien sans doute à la raison, mais quel-quefois ils parlent vivement à limaginationet aux facultés poétiques.

WERTHER.

Werther, roman. Voyez Goethe.

W1LHELMINE,

Louise-Augaste-Amélie de Mecklembourg-Strelilz,reine de Prusse.

La reine de Prusse avait certainement

des moyens, beaucoup dinstruction, etune grande habitude : elle régnait véri-tablement depuis plus de quinze ans.

Elle avait beaucoup desprit ; toutesses manières étaient fort agréables, et sacoquetterie nétait pas sans charme...

Elle avait été très-belle, mais à lé-poque de Tilsitt elle commençait à perdrede sa première jeunesse. (Mémorial. )

Napoléon a voulu sans doute par ses élogesdédommager la reine de Prusse des procédésquil avait eus pour elle en 1806. Il lui de-vait en effet une réparation ; car, duranttoute cette campagne, il lavait traitée dansses Bulletins avec une sévérité excessive.

WILNA.

Capitale du duché de Lithuanie.

Wilna est une ville de vingt-cinq àtrente-mille âmes, ayant un grand nom-bre de couvents, de beaux établissementset des habitants pleins de patriotisme.

(Quatrième bulletin, du 30 juin 1812.)

WÜRMSER,

Général en chef de larmée autrichienne en Italieen 1796.

Il était très-âgé, brave comme un lion,mais tellement sourd quil nentendait pasautour de lui siffler les balles. (0M£jma. )

Sur le plan de campagne de Wurmser.

Le plan du général autrichien, qui pou-vait réussir dans dautres circonstances,ou contre un autre homme que son adver-saire, devait avoir lissue funeste quil aeue ; et bien quau premier coup dœil ladéfaite de cette grande et belle armée, ensi peu de jours, semble ne devoir êtreattribuée quà lhabileté de Napoléon,qui improvisa sans cesse des manœuvrescontre un plan arrêté à lavance, on doitconvenir que ce plan reposait sur de mau-vaises bases. Cétait une faute que de faireagir séparément des corps qui navaiententre eux aucune communication, vis-à-vis dune armée centralisée, et dont les