DE LA VENDEE.
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A aucune époque de la monarchie, les révoltesdu peuple n’ont menacé l’autorité ni la personnedes rois ; tandis que les fréquentes rebellions dela noblesse ont toujours eu pour objet d’ébran-ler, de renverser le trône, et souvent d’immolerle monarque lui-même. Les attentats nommésguerres du Bien public, de la Sainte-Union, dela Ligue et delà Fronde, furent tous l’ouvragedes premiers ordres de l’Etat. Aussi la royauté,constamment aux prises avec les grands, dut,par une pente naturelle, tendre à favoriser lescommunes et le peuple, pour s’en faire un appui,en même temps qu’elle s’appliquait à dépouillerde leurs droits les seigneurs laïques ou ecclésias-tiques, et à limiter leur puissance. Telle fut labase de la politique adoptée par Louis xi, ce roinaturellement ami des gens de moyen état 1 ;et les mêmes principes dirigèrent la conduite ducardinal de Richelieu, dont le despotisme ne pesapas sur le peuple, et n’opprima que les hautesclasses de la société.
Despote comme le cardinal, sans être aussipersécuteur, du moins durant sa jeunesse, parcequ’il n’était pas encore dévot, et que le prêtre
1 Mémoires de Philippe de Commines.