DE LA VENDEE.
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ouvrage de deux rois et des hautes classes de lasociété, où brillaient, quand elle éclata, les hom-mes les plus vertueux et les plus éclairés de laFrance , est la seule qu’avouent et que défendentles véritables amis de la liberté, c’est celle - làqu’on a si justement nommée la glorieuse révolu-tion française.
Fruit de tant de sacrifices et de persévérance,ce triomphe est cher à la nation ; il ne lui serapas ravi. Non, les regrets impuissans de quel-ques vieillards et les efforts de l’intrigue ne pré-vaudront pas contre les forces d’un peuple en-tier : la frénésie contre-révolutionnaire aurabientôt achevé de se briser contre la tombe quiengloutit chaque jour les restes de la généra-tion qui s’éteint. Mais cette faction anti-fran-çaise est encore debout ; son influence est puis-sante ; aussi voit - elle de nombreux flatteursnourrir ses espérances, et caresser bassement,ses erreurs. C’est pour lui plaire que, prodiguantles outrages aux amis de la liberté , ils affectentde ne prononcer le nom de la révolution qu’a-vec horreur, et entreprennent audacieusementde flétrir la gloire des guerriers qui l’ont défen-due au prix de leur sang contre l’invasion étran-gère et les révoltes de l’intérieur. Cependant