DE EA VENDEE.
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trueuse, et imposait aux prêtres le devoir de dé-tromper le peuple. Ils se mirent à l’œuvre, et se-mèrent dans toutes ces contrées les germes del’insurrection contre-révolutionnaire.
Bientôt après, la publication d’un nouveau dé-cret sur la constitution civile du clergé divisal’Eglise en deux partis à jamais irréconciliables ;quelques ecclésiastiques, s’empressant d’adhéreraux principes de cette loi, prêtèrent le sermentprescrit par le g ouvernement ; les autres, en plusgrand nombre, se répandirent dans les campa-gnes , et soulevèrent les paysans bretons au nomde la religion persécutée , de Dieu lui-mêmeattaqué par les impies jusque dans son sanctuaire.L’évêque de Vannes avait refusé le serment ; auxtermes de la loi, c’était abdiquer sa dignité ; unsuccesseur fut désigné pour le remplacer. À cettenouvelle, quatre mille villageois accourent entumulte, armés de fourches, de bâtons et defusils de chasse ; ils demandent leur évêque etdéclarent, avec des cris de rage, qu’ils viennentrétablir la religion catholique.
Personne cependant ne songeait alors à ladétruire. Qu’avait-elle à faire dans ce débat, etqu’importait à ces pauvres paysans le sentimentdu pontife de leur province sur un point de dis.*-