DE LA VENDEE.
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de liqueurs enivrantes se laissèrent surprendresans défense. Là commencèrent d’épouvantablesreprésailles ; les Vendéens furent taillés enpièces, quelques débris de leurs colonnes s’en-fuirent précipitamment jusqu’à Machecoul. Bienloin d’attribuer celte défaite à leur intempérance,les insurgés crièrent à la trahison; et Souchu,accueillant ces clameurs, voulut mettre en ju-gement le marquis de Saint-André, qu’ils avaientcontraint de les conduire au combat. Le marquisn’échappa au meurtre que par la fuite, et les re-belles, demeurés sans chefs, jetèrent les yeuxsur le chevalier de Charette, devenu depuis sicélèbre. Ils lui offrirent le commandement qu’ilrefusa d’abord. L’esprit d’insubordination de ceshommes grossiers, l’ardeur du pillage, la bar-barie révoltante, qui avaient caractérisé cetteprise d’armes, ne pouvaient lui inspirer qu’unjuste dégoût. Bientôt cependant, entouré dansson château de Belleville par une multitude me-naçante , dont la fureur ne lui laissait de choixqu’entre une mort cruelle ou les dangers de cetignoble généralat, Charette consentit enfin à lescommander ; mais s’indignant au souvenir de laconduite de ces misérables envers leur ancienchef, abandonné par eux en présence de l’en-