DE LA VENDEE.
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Laugrenière, Argenton-lë-Château et Thouars.
Charette, La Cathelinière et Joly, restés àpart et sans relations directes avec la grande ar-mée catholique , continuèrent à commander cha-cun isolément une partie de la Basse-Vendée.
L’ensemble formait une sorte de cpnfédéra-tion, dont chaque chef prétendait à la plus com-plète indépendance. Ce partage de commande-mens et de provinces implanta dès lors dans laVendée un germe de rivalités et de jalousiesqui ne lit plus que se développer depuis, audétriment de la cause générale 1 . Il faut le ré-péter, les Vendéens comptaient parmi leurs gé-néraux beaucoup de gentilshommes remarqua-
1 « 11 n’y avait entre tous ces chefs ni plans suivis, nivues communes, ni ensemble ; la plupart aspiraient au com-mandement suprême, et aucun d’eux n’avait assez de puis-sance, de cre'dit, ni peut-être assez de talons , pour le saisirsans violence, et le conserver sans pe'ril. »
(M. de Bourniseaux, t. i, p. 346.)
« La Vende'e avait vingt généraux, la plupart sans cré-dit, quelques uns sans talens,tousjaloux les uns des autres,plutôt prêts à contrarier leurs rivaux qu’à favoriser leurs en-treprises. «> (Ibid., p. 347. — Voir pages 354, 355 et 356,et une foule d’autres passages des historiens également fa-vorables à la cause des Vendéens. )