CAMPAGNES
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prescrivait à Biron une marche tout-à-fail op-posée aux plans qu’il avait conçus. Le général,indigné, déclara que désormais sa responsabilitédevenant illusoire comme son autorité, il deman-dait à quitter le commandement de l’armée. LeComité se hâta de lui rendre justice; la com-mission de Tours ayant été blâmée hautement, etRonsin rappelé à Paris, Biron, invité de resterà son poste, continua de commander ; mais cettedémarche excita des haines violentes dont l’infor-tuné fut bientôt la victime.
Pendant ces pourparlers, l’armée catholiques’avancait, à grands pas vers Nantes, précédéed’une proclamation, au nom de Louis xvn et durégent du royaume. Les Vendéens exigeaientqu’on arborât immédiatement le drapeau blanc,que la garnison se rendît et apportât au campcatholique ses drapeaux et ses armes, toutes lesmunitions, et livrât comme otages les représen tansdu peuple Merlin et Gillet en mission à Nantes ,ainsi que les habitans notables qui seraient dési-gnés; ils demandaient en outre qu’on leur remîtles caisses publiques, et que la ville et les trou-pes prêtassent serment de fidélité à la religionet à Louis xvii. La sommation était terminée parla menace de mettre tout à feu et à sang, en cas