DE LA VENDEE.
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plia sur la ville, avec l’aile gauche de sa divi-sion , et donna au reste de sa troupe l’ordrede la retraite. Le brave Lecomte, commandantdu Vengeur, refusa d’obéir et lit tête à l’ennemi ;son courage anima les soldats abandonnés parleur général ; ils attaquèrent les Vendéens à leurtour, les délirent complètement et les poursui-virent jusqu’à la nuit.
A la même époque, la petite ville de Saint-Maixant était témoin d’un événement, sans in-térêt en apparence, et qui devait exercer l’in-fluence la plus fatale sur ladestinée du malheureuxBiron. Rossignol, encore obscur, y commandaitla trente-cinquième division de gendarmerie ; ré-publicain exalté, grand ami de Ronsin, il abhor-rait les nobles, surtout le général Biron, et seplaisait à exhaler en toute occasion la hainedont il était animé. Son langage amer, qui avaitdéjà causé des troubles à Niort, prit à Saint-Maixant. un caractère plus hostile, et tendait àsoulever l’armée contre son chef. Des mutine-ries inquiétantes commençaient à se manifester.Le général Westermann, dont la célébrité dateaussi de la même époque, indigné de la con-duite de Rossignol, le lit arrêter et conduire àNiort.