DK LA VENDÉE. 127
sans appui la manœuvre concertée entre lui etBiron.
Arrivé le 12 à Brissac, il se porta le 14 àMartigné, où il obtint sur les rebelles un avan-tage douteux, qui fut bientôt suivi d’une déroutecomplète, le 18, à Yihers ; les troupes républi-caines furent rejetées en désordre jusqu’à Sau-mur. Chalbos, en apprenant ce désastre, sus-pendit sa marche, et resta immobile à Niort.Les Vendéens, consolés alors de l’échec del’armée catholique à Nantes, et tout-à-fait libresd’ennemis, purent donc se livrer sans inquié-tude à la joie de leur double triomphe, et cé-lébrèrent avec enthousiasme les victoires deChâteau-Gaillard et de Vihers.
Depuis long-temps d’Elbée aspirait au vaintitre de généralissime ; il l’obtint à Chollet parune intrigue sans intérêt ', et ce petit événementn’eut aucune influence sur les affaires de l’in-
1 « En conséquence, il arriva à Chollet des officiers deMM. Charette et de Royrand. M. d’Elbée y e'tait avec sonétat-major. Au lieu d’attendre MM. Donnissant, de Laro-che-Jacquelin, de Bonchamps et de Lescure, on fit hâterl’élection par une intrigue, qu’il est inutile de détailler ici.Cette action causa bien des murmures. M. Charette refusade le reconnaître, etc. »
( M. de Bourniseaux, t. n, p. 36.)