DE LA VENDEE.
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Rossignol et la haine de Ronsin. Tuncq avaitreçu l’ordre de ne point agir isolément, jus-qu’à ce qu’un plan de campagne eût été adoptépour l’ensemble des divisions éparses autour dela Vendée. Le général en chef s’obstinant à nevoir dans le triomphe de son lieutenant qu’unacte d’insubordination, dénonça le vainqueur auComité de salut public, en demandant avec in-stance qu’il fût destitué.
Cependant les Vendéens, encouragés par l’i-naction des divisions de Saumur et de Nantes,où l’on ne voulait rien entreprendre avant l’ar-rivée de la garnison de Mayence, résolurent detenter enfin une grande et mémorable entreprise,à laquelle devaient concourir toutes les forcesde l'insurrection. Une flotte britannique de vingt-sept vaisseaux de ligne croisait alors à la hauteurde Belle-Isle, et un agent du cabinet de Saint-James venait, pour la première fois, de péné-trer dans la Vendée. C’était un émigré bretonnommé Tinténiac : il offrit au nom du roiGeorge des munitions, des armes et des se-cours en hommes et en argent -, mais pour l’exé-cution de ce traité, il fallait avant tout, et c’é-tait la condition expresse des Anglais, que lesVendéens fussent maîtres d’un port de mer, où