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CAMPAGNES
s’éloigner à vingt lieues du théâtre de la guerre.Les représentai Goupillau et Bourdon , s’indi-gnant à la vue de cette criante injustice, annulè-rent l’ordre du ministre, et pour mieux braverle parti de Saumur, ils élevèrent Tuncq au gradede général divisionnaire. Rossignol, furieux decet affront, accourut à Parthenay avec le re-présentant Bourbotte, afin de contraindre Tuncqà se soumettre à la volonté du ministre et à lasienne; mais il trouva son ennemi appuyé surl’autorité de deux représcntans, à qui leur réu-nion donnait un grand avantage sur Bourbotte ,et armés d’une énergie très supérieure à cellede leur collègue. La lutte s’engagea donc entreles chefs des deux factions en présence ; ce futun échange d’injures amères et de récrimina-tions. A la suite de cette vive querelle, on sesépara sans avoir rien conclu, et les commis-saires de Luçon, ne prenant plus conseil quede leur colère, fulminèrent, le 22 août, un ar-rêté par lequel ils osaient destituer le généralen chef, et l’exiler, à son tour, à vingt lieuesdes armées de la République.
Les termes de cet écrit, dicté par la fureur,étaient injurieux pour Rossignol; Bourdon etGoupillau enchérirent sur leur première violence,