166
CAMPAGNES
iholique 1 ; on voit que la grande victoire desVendéens à Torfou, célébrée avec tant d’enthou-siasme par les historiens qui ont puisé à cettesource suspecte, se réduit, en réalité, à uneaffaire de l’avant-garde des Mayençais, au nombrede deux mille hommes 3 contre plus de quarantemille insurgés. Bien loin d’abattre le couragedes républicains, leur défaite les enflamma d’unenouvelle ardeur, en leur inspirant le désir de ré-parer glorieusement cet échec.
Mais la colonne de droite était restée à Mon-
1 Le conseil supérieur avait soiii de répandre dans toutela Vende'e un bulletin imprime', dans lequel, exagérant lessuccès des arme'es combine'es contre la France, ou lesavantages remporte's par les royalistes, il dissimulait lesvictoires des républicains. La rédaction de ce bulletin étaitconfiée à Bcrnier, curé de Saint-Laud, qui prenait chaquejour plus d’ascendant sur son parti. »
(Beauchamp, t. i, p. 274. )
2 La colonne entière des Mayençais n'était que de dixmille hommes en tout ; quelques relations, en avouant qu’iln’y eut en effet que l’avant-garde de Kléber engagée, laportent à six mille combattans. Ce calcul est crronné. Levéridique auteur de la Guerre des Vendéens, etc. (t. 11, p.137), a puisé dans les Mémoires inédits de Kléber des ren-seignemens plus exacts, d’après lesquels il n’évalue qu’àdeux mille hommes cette avant-garde.