DE LA VENDEE.
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défaut. Laroche-Jacquelin traversa l’armée avecappareil, marchant entouré de son état-major,vers Villedieu, sur la route de la Normandie :mille hommes environ le suivirent ; le reste, fai-sant volte-face, prit un chemin opposé, par Pon-torson, pour regagner les bords de la Loire.
C’en était fait de l’armée catholique : elle n’exis-tait plus; les paysans vendéens, exaspérés, fu-rieux , méconnaissant l’autorité des généraux,sourds à la voix des prêtres qu’ils accusaient deles avoir trompés , avaient rompu violemmentleur chaîne pour ne plus la reprendre. Cettemasse , qui se ruait en grondant vers le pays na-tal , présentait l’image d’un sanglier furieux prèsde mourir de ses blessures, mais encore redou-table au chasseur imprudent qui oserait l’attendresur son passage.