DE LA VENDEE.
237
de leur offrir le combat. L’armée de l’Ouest,complètement réorganisée après quelques joursde repos à Angers, était réduite à seize millehommes par ses pertes en morts , en malades eten blessés. Les dénonciations de Léchelle, àl’appui de celles de Rossignol et de Ronsin, ayant;inspiré au Comité de salut public d’injurieuxsoupçons contre la fidèle division de Mayence,l’ordre fut donné de la dissoudre et d’en répartirles débris dans les divers corps de l’armée. Klé-ber plaça un bataillon de ces intrépides soldats àla tête de chacune des brigades, conduites pardes généraux en qui les troupes avaient une en-tière confiance; et Marceau commanda l’avant-garde, à la place de Reaupuy, grièvement blesséau combat de Laval.
Ces dispositions faites, l’armée partit d’An-gers le 7 novembre, animée d’une nouvelle ar-deur, et impatiente de venger l’affront de sa der-nière défaite. Elle opéra sa jonction le 14, àRennes, avec celle de Brest, sous les ordres deRossignol, qui, d’après un arrêté du Comité desalut public, prit le commandement des deux ar-mées. Ce premier malheur, gage de nouvellesdéroutes , fut aggravé d’une circonstance nonmoins désastreuse. Les généraux venus d’An-