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CAMPAGNES
Les Vendéens s’étonnèrent eux-mêmes de leurvictoire, surtout en apprenant qu’ils venaientd’avoir en tète toute l’armée républicaine, cequ’ils avaient peine à croire, toujours persuadésque ses principales forces étaient derrière eux.Laroche-JacquelinetStofflet voulaient poursuivreles vaincus sur la route de Rennes ; mais l’ardeurguerrière des soldats était à jamais éteinte : lesuccès même n’avait plus le pouvoir de la ral-lumer; à peine put-on réunir trois cents hommespour cette expédition ; encore , cinq ou six hus-sards républicains de l’arrière-garde , tournantbride brusquement, suffirent pour ramener augalop ce détachement jusqu’aux portes d’Antrain.Malgré le triomphe éclatant de la journée, quifut le dernier de l’armée catholique , le découra-gement la dominait à tel point, que mille hommesdéterminés l’auraient anéantie tout entière cettenuil-là >. Une seule pensée occupait les esprits :l’espoir du retour dans la Vendée; aussi, dèsque le jour parut, et sans attendre l’ordre deschefs , l’immense colonne couvrit le chemin deFougères, se portant vers la Loire par Mayenne.A Laval, les généraux arrêtèrent le projet de
' Journal de d’Obenheim, témoin oculaire.