DE LA VENDEE.
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trées, s’était accompli à l’insu de tout le inonde :l’armée de l’Ouest avait un nouveau chef. Tur-reau, l’ami, la créature de Rossignol, de Ron-sin et de Léchelle, leur émule en lâcheté, enbasse jalousie, qui les égalait en profondeignorance de l’art militaire, et les surpassait debeaucoup en férocité, Turreau venait d’être ap-pelé au commandement général. Déjà même, ettandis qu’on se battait au Mans et à Savenay, ilétait à Angers au milieu de l’armée, sans avoirencore jugé convenable de révéler sa présence ;mais il se montra aussitôt que le danger fut dis-sipé par l’entier anéantissement des ennemis. Ap-prenant alors qu’une division, depuis long-tempsdétachée de l’armée du Nord, approchait enfinde la Vendée, où elle devait combattre sous sesordres, Turreau s’empressa d’aller au devant dugénéral Bonnaire, qui la commandait, et il entradans Rennes le 25 décembre, à la tête de cettetroupe. Il y trouva Rossignol : la réunion et leconcert de deux hommes aussi pervers ne pou-vaient rien produire que de funeste , et de grandsmaux ne tardèrent pas à éclater.
Les premières paroles publiques de Turreaufurent des plaintes amères contre Marceau et Klé-ber, auxquels il reprocha de n’avoir pas attendu