DE LA VENDEE.
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proposait, une suîle de marches cl; d’opérationscombinées avec art, dont le résultat infaillible etprochain devait être la destruction des forces deCharctte, et l’entière soumission de toute la Ven-dée. Turreau, après avoir promené des regardsdédaigneux sur cet écrit, le rejeta en disant froi-dement : Ce nest pas là mon plan. H s’en fallaitbien en effet, car jamais le délire d’un furieuxen démence n’avait encore rien enfanté de plusbarbare à la fois et de plus impolitique que leprojet conçu par Turreau : il avait résolu de neprocéder que par la violence, l’incendie, le meur-tre et la dévastation.
A cette époque , le Comité de salut public n’a-gissait plus que par convulsions. Au dehors,l’Europe entière en armes ; dans l’intérieur , lesAnglais maîtres de Toulon , Lyon révolté , lestroubles de Bordeaux , le soulèvement de l’an-cienne Bretagne en faveur du fédéralisme sur larive droite de la Loire, la guerre civile au delàdu fleuve , tout menaçait d’écraser la Conven-tion ; et l’instinct de la conservation l’avait pous-sée d’excès en excès jusqu’au dernier degré dela rage. Comme tous les tyrans, ce monstrueuxgouvernement, en guerre ouverte avec la raisonet l’humanité, ne pouvait plus se soutenir désor-
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