DE LA VENDEE.
27 ?
« gl ande mesure doit être prescrite par vous .« Vous devez également prononcer d’avance sur« le sort des Je7nmes et des enfans; s’il faut les« passer tous au fil de l’épée, je ne puis exécuter« une pareille mesure sans un arrêté qui mette ma« responsabilité à couvert. Quant aux autorités« constituées, il est urgent que leur réorgani-« sation s’opère, pour ainsi dire, derrière nos« colonnes. Leur marche sera courte, et en huit« jours la Fondée doit être battue, tous les rc-« belles passés entre moi, Haxo et Dutray. Je« suis fâché que les ordres de Carrier aient« retardé ma promenade militaire . Daignez,« citoyens représentais, me répondre d’une ma-« nière précise, sans quoi je serais forcé d’atten-« dre, pour agir, les ordres du Comité dç salut« public. »
D’après ce document authentique, il est évi-dent que le projet de Turreau n’appartient qu’àlui seul ; il prouve encore à quel point cet hommeféroce ignorait l’état de la province dont la des-tinée était remise entre ses mains. Les autoritésconstituées, qu’il parlait de réorganiser, admi-nistraient paisiblement le pays depuis le passagede la Loire ; et les ordres de Carrier, objet de sesplaintes , avaient eu pour but et pour résultat la