DE LA VENDEE.
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les bestiaux enlevés , il ne restait plus aux répu-blicains aucun moyen de subsistance : faute d’a-bris dans une saison rigoureuse, les malades semultipliaient, et l’on n’avait pas de voiture poul-ies faire suivre ou les renvoyer sur les derrières ;les médicamens, les dépôts de vivres, de mu-nitions, d’babillement, tout manquait, et lescolonnes affaiblies n’avançaient plus que lente-ment. Les Vendéens , au contraire , retirés avecd’abondantes provisions dans l’épaisseur de leursforêts inaccessibles, sortaient à l’improvistc etpar milliers de ces retraites , traversaient à lalaveur de la nuit l’intervalle qui séparait les di-visions républicaines, les surprenaient, en lesattaquant à la fois de front et sur leurs der-rières. Ils massacraient sans pitié, à leur tour,les traîneurs, les fuyards, les prisonniers. Ledésespoir et l’ardeur de la vengeance exaltaientleur courage et doublaient leurs forces. Il fallutreculer devant ces ennemis indomptables ; Tur-reau, qui s’était avancé de Chollet à Mortagne,se bâta de se retirer à Nantes, laissant derrièrelui toute la Haute-Vendée entièrement soulevée ;Chemillé, Beaupréau, J allais, Vczin, Coron,une foule d’autres postes, tombèrent, au pouvoirdes insurgés. Tous les jours, à chaque pas, on