DE I.A VENDUE.
287
Hcnlz et Garreau, chargés de faire une enquêtesur sa conduite, se bornèrent à demander au cou-pable lui-même des éclaircissemcns au sujet, desnombreuses accusations élevées contre lui, ainsique sur la situation générale des affaires; et ilsadressèrent à Paris, comme le fruit de leurs pro-pres observations, les réponses mensongères dugénéral.
Le printemps approchait , et la campagne allaits’ouvrir , partout à la fois , sur la ligne immensedes frontières, où la France avait à combattreles puissances de l’Europe entière ; il convenaità ta politique de la Convention de persuader auxennemis du dehors que la guerre civile étaitétouffée : aussi Barrère, dans un second discoursà la tribune, déclara-t-il bientôt que les rapportsdes commissaires Henlz et Garreau confirmaientla vérité de ceux du général en chef ; et que laVendée ne méritant plus d’occuper l’attention dugouvernement, il cesserait d’entretenir la con-vention de cette plaie honteuse de la République.Ainsi Turreau put se flatter de ressaisir sa proieet de la déchirer à loisir.
Lâche comme tous les hommes cruels , il nes’était pas encore approché de l’ennemi à portéedu canon, depuis le commencement de la cam-