DE LA VENDÉE. 289
cl d’immenses approvisionnemens que lui avaitlivres la honteuse précipitation de Turreau '.
A la même époque, Haxo, dans la Basse-Ven-dée, poursuivait Varmée de Jésus avec une ar-deur et une habileté dignes des plus grands élo-ges. Charette, qui la commandait, déployait deson côté des talens remarquables. Haxo semblaittoujours près de l’atteindre, et toujours, au mo-ment de frapper, le voyait s’échapper et disparaîtrecomme par enchantement. En effet, dès que soninfatigable ennemi le serrait de trop près, Cha-rette donnait à ses soldats l’ordre de se disperser,en leur assignant au loin un rendez-vous auquelils ne manquaient jamais de se trouver au jouret à l’heure indiqués; c’est ainsi qu’après unedéfaite il reparaissait inopinément plus actif etplus redoutable derrière les républicains, quicroyaient le chasser devant eux.
Ce qui retardait surtout les progrès du généralHaxo , c’était le défaut de cavalerie ; il en deman-
1 C’est cet incendie, ouvrage de Stofflet, que les his-toriens de la Vendée ont tous attribué aux Mayencais,commandés l’année précédente par Aubert -Dubayet etKléber. 11 est à remarquer que pas un seul de ccs bravessoldats n’entra dans la composition des colonnes infer-nales..
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