DE LA VENDEE.
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en déroute. Turreau n’entreprit rien'avec lestroupes qu’il avait amenées ; son expédition futsans résultat.
Il restait encore aux républicains, dans l’inté-rieur de la Vendée, quelques postes où ils semaintenaient difficilement, entourés de dangerseffrayans , assiégés par des ennemis nombreux.Il eût été facile d’aller délivrer ces garnisons , etde protéger la retraite des habitans, trop com-promis pour rester sans péril à la merci desinsurgés. Mais Turreau, incapable de conce-voir ou de conduire une combinaison militaire,ne fit aucune disposition ; et les républicains,forcés de fuir, abandonnèrent ces malheureux àla fureur de leurs compatriotes exaspérés. AMortagne surtout, d’horribles vengeances furentexercées par le sanguinaire Marigny, général dela Vendée-Centrale.
Telle fut l’issue de la promenade militaire ,annoncée d’abord par Turreau comme une expé-dition facile et qui devait terminer la guerre ci-vile en moins de quinze jours. Elle eut pourrésultat une insurrection nouvelle plus générale ?mieux organisée , formée d’hommes aguerris ,désespérés , et qui maintenant, combattant pourla défense du foyer paternel, de la vie de leurs