DE LA VENDÉE.
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la garde nationale de la Guerche se mit à leurpoursuite , et prit trois de ces bandits, qui furentcondamnés à être fusillés. L’un d’eux, nomméLaguais , offrit de l'acheter sa vie par la décou-verte de la retraite de ses chefs. On sursit àl’exécution : il tint sa promesse. Quatre centshommes de la garnison de Vitré, réunis à unnombre égal de gardes nationaux, pénétrèrentdans la forêt du Pertre, guidés par Laguais. Ons’égara durant la nuit du 28 novembre; mais, lematin du jour suivant, le commandant de l’expé-dition , accompagné seulement de dix soldats,fut enfin amené par le guide devant une cabaneoù dormait encore, parmi quelques chefs obscurs,le fameux comte de Puisaye, l’ame de la chouan-nerie.
Au lieu d’attendre la troupe afin d’entourer lacabane, le commandant la fit immédiatement cri-bler à coups de fusils ; la décharge coûta la vieà un jeune homme sans importance, mais Pui-saye eut le temps de se jeter dans l’épaisseur dubois, et put -échapper ainsi aux poursuites desrépublicains. 11 laissa en fuyant des papiers donton se saisit, et qui révélèrent un mystère qu’onétait loin de soupçonner. Doué d’un esprit trèsdélié, habile surtout à nouer et à conduire dans