DB LÀ VENDÉE. 339 ,
prenant rengagement de n’y porter aucuneatteinte.
Au moment où l’assemblée allait se séparer,Stofflet, s’étant à la fin décidé à partager les avan-tages de l’amnistie, se présenta devant la tenteavec l’abbé Bernier; mais, en apprenant queCharette avait agi au nom de toute la Vendée,sans rien stipuler de particulier à l’égard du Haut-Poitou, sans même faire mention du nom de sonallié, Stofflet, furieux, remonta sur-le-champ àcheval, et regagna son quartier général, décidéà reprendre les armes. Toutefois, ses principauxconfidens, sans tenir compte de cette colère in-sensée , continuèrent sourdement les négocia-tions , et se chargèrent de le r amener à des sen*timens moins déraisonnables; en attendant, ilsfirent leur marché particulier. Trottouin et l’abbéBernier eurent la promesse de^l00,000 fr., dontla moitié en numéraire; deux frères , nommésMartin , l’un inspecteur , l’autre commandant,furent réglés à 10,000 fr. en argent, et à 90,000francs en assignats ; d’autres encore moins con-nus, mais apparemment admis également dansl’intimité de Stofflet et membres de son conseilcomme les deux Martin , furent portés sur l’étatpour des sommes de 100,000 fr., ou de 75,000 fr.