DE LA VENDEE.
373
« pérais pas avoir à vous envoyer un rapport« où je dusse détailler les événemens de la« malheureuse journée qui m’a conduit ici,« pour demander la plus scrupuleuse recherche«sur la conduite du lâche fourbe qui nom a« perdus.
« M. de Puisaye, m’ayant donné l’ordre de« prendre une position et de l’y attendre, a eu« l’extrême prudence de joindre bien vite un ba-« teau, abandonnant au hasard le sort des nom-
« breuses victimes qu’il a sacrifiées . Je me
« trouvais resserré et cerné à l’extrémité de l’ile,« avec deux ou trois cents gentilshommes , mais« sans cartouches , n’ayant pu en obtenir malgré« mes instances réitérées ; sans doute M. de« Puisaye avait des raisons qu’il expliquera. Plu-« sieurs bateaux à la côte pouvaient me donner« la ressource déshonorante dont a si prompte-« ment profité M. de Puisaye. L’abandon de mes« compagnons d’armes eût été pire que le sort
une lettre de Sombrcuil. Il existe, en outre, un rapportdu gene'ral Cheriu au general Hoehe, date' de Rennes,le 20 août, et dans lequel on litre passage : Le contre-amiral Cornic a donné avis que votre message à sir JohnWarren, pour la remise de la. lettre de Sombrcuil, avaitété rempli.