A SON ALTESSE
LS PS.IHCS3 ES VAB.SOVIS,
COMTE PASKÉVITCH D’ÉRIVAN.
MON PKINCE,
J’ai brigué l’honneur de placer le nom de Votre Altesse à la tête de mon ouvrage, et ilm’eût été impossible d’en mettre un qui ait resplendi d’un plus grand éclat dans les tempsactuels. Je dirai plus : si le bonheur de vous accompagner sur les champs de bataille ne mefût pas tombé en partage, ce travail n’eût pas existé.
C’est à vous, Mon Prince, que je dois l’idée que je viens de développer, et à laquelle serattache le laurier immortel que vous avez cueilli sous les murs de Varsovie. J’y ai vul’artillerie russe, dirigée par vos conceptions, sortir du domaine où ses propriétés avaientsemblé circonscrire son action, et ses effets surprenants apparurent à mes yeux comme untrait de lumière, qui m’éclaira dans mes recherches scientifiques.
Puissé-je avoir rempli ma tâche comme militaire et comme écrivain; quant à ma récom-pense, je n’en désire qu’une seule, c’est d’être assez heureux pour suivre encore VotreAltesse sur les champs d’honneur, et d’y être le témoin de vos nouveaux succès, comme jel’ai été’de votre gloire passée.
J’ai l’honneur d’être, avec le plus profond respect,
1)f, Votre Altesse,
Le très-humble et très-obéissant serviteur,
OKOUNEFF.