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MÉMOIRE
armées viennent vider leur cause sont si chi-caneux, qu’ils ne nous en offrent souvent qu’unseul sur un champ de bataille, et quelquefoispas du tout (1). Il faut donc porter quelque sa-crifice pour se rendre maître d’un poste d'oùdépend la décision d’une bataille, et même lesort d’une nation.
Ne nous engageons dans une action de lanature de celle que nous discutons que tantque la position des ennemis et la configurationdu terrain nous en offriront la possibilité etquelque chance de succès. N’oublions pasqu’une opération pareille entraîne dans de
(i) Que le lecteur ne confonde pas la difficulté detrouver un point qui réponde aux conditions topogra-phique et militaire, avec la facilité de placer de 80 à100 pièces de canon, dont j’ai parlé plus haut, et ne
grands sacrifices, qui se compensent, il estvrai, par les avantages immenses qu’on en re-tire si elle réussit; mais qui sont, au contraire,des pertes inutiles et préjudiciables, si nousvoulons nous jeter à corps perdu et sans ré-flexion , dans des entreprises périlleuses où latopographie du pays et la position de l’ennemine nous laissent aucun espoir de succès.
Ayant énuméré les règles que nous devonsobserver pour le choix du terrain où nousplacerons notre masse d’artillerie, voyons lerôle que nous lui imposerons pour mieux at-teindre le but précité.
m’accuse pas de me contredire dans mes opinions. Lepremier cas se rapporte à la réussite de l’opération engénéral; le second, à la seule possibilité de placer 80pièces, ce qui établit une grande différence.