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Considérations sur les grandes opérations de la campagne de 1812, en Russie; des mémoires sur les principes de la stratégie; de l'examen raisonné des propriétés des trois armes; et d'un mémoire sur l'artillerie / par N. Okouneff
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PRÉCIS

de Bruclisal, gardai lie Rhin jusqu’aux environsde Rastadl, el se rejoignait au corps du barond’Albini, qui était posté sur le Mein.

Le corps d’armée du prince de Reuss, au-quel s’étaient joints 15 à 16,000 hommes d’ex-cellentes milices du Tyrol, tenait le pays desGrisons. Il occupait les importants défilés deFeldkirch, Rregentz, Reuti, Scharnitz, Achen-thal et Kuffstein. 11 lui était toujours libred’entretenir, le long de la rive septentrionaledu lac de Constance, une relation active avecle corps de réserve, stationné à Slockach.

La citadelle de Wiirtzbourg, el les forte-resses de Philipsbourg et d’Ingolstadt, étaienten état de défense : on avait construit à Ulmtous les ouvrages qui pouvaient en faire, sinonune place de guerre du premier ordre, du moinsun entrepôt général et assuré des principauxmagasins de l’armée; mais la plupart de cesmagasins étaient imprudemment établis dansdes endroits ouverts, tels que Stockach, et au-tres sur l’iller, le Danube supérieur, et leNecker.

La simple inspection de la carte peut con-vaincre tout militaire exercé, que les diverscorps détachés étaient en parfaite conjonctionavec la grande armée, et qu’ils étaient mêmedisposés de manière à prendre de revers lesopérations de l’ennemi.

En effet, la ligne du Rhin, sur laquelle l’en-nemi doit baser ses différentes attaques, em-brasse la plus grande partie de la forêt Noire :ainsi, les positions prises par les Impériaux àVillingen elDoneschingen, faisaientle milieudela corde de l’arc occupé par les Français; ellesse trouvaient au point de jonction des gran-des roules tracées dans toutes les directions,el pouvaient, conséquemment, être considéréescomme le véritable centre des opérations .soitoffensives, soit défensives.

Telle était la position de l’armée autrichienneet de ses corps détachés, lorsque les Françaisrassemblèrent leurs troupes entre Bâle, Schaff-house et Strasbourg.

Le 25 avril, ils s’avançèrent, sur trois co-lonnes, de Bâle, Vreux-Brisach et Kehl. Celtedernière parut n’avoirpour objet qu’une faussedémonstration, el repassa le Rhin presqu’aus-silôt, après avoir cependant livré, comme celledu Vieux-Brisach : quelques combats fort vifsdans les gorges de la forêt Noire. La première

prit poste en avant des défilés de Cander et duYViesenthal.

Le prince de Vaudémonl se retira dès lecommencement de l’action : il se manifesta unleldésordre, dans celte avant-garde, que le ré-giment de Clairfayt fut oublié dans la presqu’îlede Peters-IIausen, et ne put se retirer qu’avecune perte considérable. Les troupes qui avaientaffaire aux Français sortis du camp du Petit-Bâle , furent prises de revers. Le général Mo-reau , qui commandait en personne dans cettepartie, se trouva maître du terrain jusqu’àWaldkirch et Elzach.

Kray rassembla son armée dans les camps deVillingen et Doneschingen, et fit avancer lecorps de Slarray sur la Murg; mais ce généralabandonna bientôt celte vallée, et revint surPforzheim, le 30.

Le même jour, l’ennemi se trouvait, aveccinq divisions sur la ligne de Fribourg et Ten-gen, tandis que l’aile droite, sous le généralLecourbe, occupait déjà les environs de Schaff-house.

Ce ne fut que le 1 er mai, jour où l’on avaitrésolu de reconnaître l’ennemi sur la Schwaz-baeh, qu’il commença à développer son plan.

Le général Lecourbe passa le Rhin à Paradiset Stein, avec toute son aile, et rejeta derrièrel’Aach les débris du corps du prince de Vau-démont. En même temps, le centre et la gau-che des Français s’étaient mis en mouvementvers Neukirch, Stuhlingen, Bondorf et Neu-stadt; le 2 mai, ils occupaient déjà les posi-tions de Raltolfszell, Hohentwiel, BlumfeldetTengen.

Kray se détermina, en conséquence, à sereplier sur Engen. Le général Moreau en ayantété instruit, el sachant que la position de Stoc-kach n’était que faiblement défendue, résolutde faire manœuvrer son aile droite vers cepoint, de favoriser ce mouvement en marchantau-devant de l’armée autrichienne avec le restede la sienne, et d’atteindre les hauteurs domi-nantes d’Aach et de Ilohenheben.

En exécution de ce plan, le général Le-courbe, avec trois divisions environ, se portasi rapidement de droite et de gauche sur Sloc-kach , qu’il enveloppa et prit la plus grandepartie des troupes stationnées en cet endroit ;il s’empara de la boulangerie de campagne, debagages et d’immenses magasins qu’on y avait