DE LA. CAMPAGNE DE 1800.
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qui se croisèrent encore, le grand chemin prèsStremberg.
Les Français s’étendaient tout le long de larive gauche de l’Ens. On s’estimait heureux,dans l’armée impériale, d’avoir échappé à lapoursuite de l’ennemi : on ne craignait plus dese voir couper la retraite par la grande roulede Vienne.
Le 23, l’archiduc gagna Amstetter, sur deuxcolonnes qui se croisèrent de nouveau; le 24,Hemelbach; le 25, Moelk : le 26, il vint cam-per derrière Saint-Poelten, l’arrière-garde tou-jours à une marche de l’armée. Les Françaissuivaient pied à pied, mais à peine se tirait-ilquelques coups de fusil.
L’armée autrichienne n’était plus qu’à 11lieues de Vienne, lorsque fut notifiée lasignature de l’armistice et des préliminairesde paix. Cette nouvelle fut reçue avec trans-port.
L’archiduc Charles avait rétabli dans l’ar-mée quelque apparence d’ordre, mais il n’avaitpu rendre la force à des soldats accablés partant de maux et de privations.
L’armée impériale, au moment où l’armi-stice fut publié, était répandue dans les boisde Saint-Poelten : elle offrait un spectacle dé-plorable. L’honneur du brave soldat autrichienne permet pas que l’on oublie tout ce qu’ilendura sans murmurer. Pendant six semaines,il fut exposé sans tente, sans abri d’aucuneespèce, à toutes les rigueurs de l’hiver : dansune retraite de 23 jours consécutifs, on luilit faire des marches forcées de 12 et 15heures par des chemins presque impraticables;il était nu, privé de sommeil, et à peinenourri. Ses revers ne lui ont point fait, perdrel’estime de l’Europe, et ses vainqueurs se sontplus à lui donner des témoignages de cellequ’il leur a inspirée
FIN DU PRECIS DE I.A CAMPAGNE DE 1800.