nos grands écrivains, dont les ouvrages du mêmegenre en renferment quelquefois de très-étranges,mais aussi pleines d’à-propos et de charme. J’aidonc saisi l’occasion de faire comme eux, à part legénie qui les distingue de mon médiocre talent.
Ennemi des détails fastidieux et inutiles, commeaussi de ces prologues sans fin où un auteur s’égareen mille détours au lieu d’aborder promptementson sujet, j’ai fait en sorte d’être clair et concisdans mes narrations, évitant avec précaution toutmot, toute phrase obscure ; et, afin de captiver plusagréablement le lecteur, je n’ai rien négligé pourlui rendre la science légère et intéressante dans lesmorceaux qui touchent plus particulièrement à l’éru-dition. Loin de moi cependant la prétention d’avoiratteint ce but si honorable ! Je désire seulement dene m’en être pas trop éloigné.
Au reste, si je ne puis me flatter d’obtenir l’in-dulgence du public pour toutes les imperfectionsde mon ouvrage (et cette indulgence m’est surtoutbien nécessaire pour les premiers chapitres, que j’airédigés avec moins d’expérience que les autres),