s
bois, fut aussi épargnée parle feu; elle était habi-tée par un nomme' Jacquet, qui, ayant eu le bon-heur de sauver, en iyg4, un bras de saint Claude, te-nait ce de'pot précieux cache' dans un coin de sonlogement. Les deux petites pièces qu’il occupait, etqui se trouvaient en mauvais e'tat, furent préservéesde tout accident, au milieu de la destruction géné-rale (t). Les procès-verbaux citent les noms de prèsde quatre-vingts individus qui pe'rirent dans lesllammcs ; la plupart de ces infortunes, ayant cruéchapper au péril en se réfugiant dans leurs caves,y avaient trouvé la mort la plus horrible, sous l’af-faissement des voûtes calcinées par le feu ( 2 ).
La France, Genève et la Suisse s’empressèrent
(1) Cet homme existe encore, et peut attester le fait. Ilétait de garde la nuit où les reliques de saint Claude furentjetées au feu. Un gendarme qui les portait dans une balle,ayant laissé tomber par mégarde le bras gauche du saint,Jacquet s’en aperçut, et le ramassa promptement sans riendire.
(2) L’avocat Christin, membre de l’Assemblée cortsti--tuante, et l’ami de Voltaire, fut du nombre de ceux quipérirent dans l’incendie. Compilateur laborieux, il avaitrassemblé un grand nombre de notes sur l’histoire de saprovince, et sur d’autres sujets non moins importans; maiscelte précieuse collection, fruit d’un travail long et opi-niâtre, fut consumée par les flammes avec son auteur.