ce superbe village, où je me proposais de veniravant mon départ pour la valîe'e de Chamouny. Enfinnous arrivâmes à Genève entre six et sept heures dusoir ; j’étais exténué de fatigue. Mon compagnon devoyage avait beau vanter ma hardiesse à le suivredans les montagnes, je ne pus dissimuler ma joielorsque je me vis tout-à-fait délivré du péril dontnous avions été si souvent menacés en côtoyant lebord des précipices du Jura
Je logeai à l’hôtel des 7 rois-Maures, rue de Der-rière-le-Rhône ; celui de Y Ecu-de-Geneve, l’un desplus fréquentés de la ville, se trouvait plein devoyageurs. Mais j’eus lieu d’être satisfait de l’au-berge où je descendis : propreté dans le service,table délicieuse et variée , soins empressés de 1 hôteet de ses sommeillers, compagnie agréable, toutconcourut enfin à me faire oublier que l’hôtel deY Ecu-de-Geneve se trouvait désigné sur mes tablettescomme le meilleur de la ville (i).
(i) JJHôtel des Balances, situé sur la place de Bel-Air,est néanmoins regardé comme la première auberge de Ge-nève : c’est là que descendent ordinairement les voyageurs“ de haute distinction, ou ceux qui ont équipage et une suitenombreuse.
La belle auberge de Sécheron, connue sous le nom d 'Hôteld’Angleterre, jouit également d’une bonne réputation ; elle