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Le père de Rousseau appartenait à une famille nom-breuse, avec laquelle il avait partage' un fort mo-deste he'ritage : son bien ne pouvant suffire à sa sub-sistance , il e'tait oblige' pour vivre d’exercer l’étatd’horloger ; mais ce fut un homme si habile dansson art, qu’ayant été appelé à Constantinople, il ydevint l’horloger du sérail.
Après avoir vu ce que le quartier Saint - Gervaisrenfermait d’intéressant et de curieux, je retournaide l’autre côté de la ville, et j’allai prendre l’air sur
sance : «.La beauté de ma mère, son esprit, ses talens
« lui attirèrent des hommages. M. de la Closure, résident« de France, fut des plus empressés à lui en offrir : il fal-« lait que sa passion fût vive, puisque, au bout de trente« ans, je l’ai vu s’attendrir en me parlant d’elle. Ma mère« avait plus que de la vertu pour s’en défendre, elle aimait« tendrement son mari ; elle le pressa de revenir. If quitta« tout, et revint. Je fus le triste fruit de ce retour. Dix« mois après, je naquis infirme et malade ; je coûtai la vie à« ma mère, et ma naissance fut le premier de mes malheurs.
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« J’étais né presque mourant ; on espérait peu de me« conserver : j’apportai le germe d’une incommodité que« les ans ont renforcée, et qui maintenant ne me donne« quelquefois des relâches que pour me laisser souffrir plus« cruellement d’une autre façon. Une sœur de mon père,« fille aimable et sage, prit si grand soin de moi, qu’elle
me sauva. »