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grande valle'e qui séparé les Alpes du Mont-Jura;le Rhône (i), en sortant du Valais, traverse cet im-mense bassin creusé par la nature : c’est là qu’il serepose et se dépouille de son limon; ses eaux conser-vent à une certaine distance leur teinte ordinaire, etoffrent sous ce rapport un phénomène assez cu-rieux ; mais on ne distingue point leur courant surtoute la longueur du bassin, comme l’ont rapportédivers voyageurs : l’existence d’un pareil fait seraitcontraire, du reste, aux notions les plus simples dela physique. Le lac de Genève, ainsi formé par leseaux du Rhône qui remplissent son vaste réservoir,présente une surface d’environ trente-deux à trente-trois lieues carrées ; les anciennes mesures du paysne la portaient qu’à vingt-six. Sa longueur, en sui-vant la courbe décrite par le rivage de la Suisse, estde dix-huit à dix-neuf lieues ; mais cette même lon-gueur, mesurée en ligne droite du côté du Chablais,n’est que de quatorze lieues. La plus grande lar-
La.c de Lausanne : Lacus Lausonius. (Page 3(8, éditiond’Amst., 1735 , cum notis oariorum, in-4°.)
Les Allemands le nomment Genfer See.
( 1 ) Ce fleuve prend sa source au Mont-Furca, sur le re-vers occidental du Saint-Gothard, dans le canton d’Ury; ilse jette dans le lac, près du Bouveret, après avoir traverséle Valais dans toute sa longueur.