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Jean-Baptiste, de saint Pierre et des quatre Evan-gélistes : on s’aperçoit facilement qu’elles étaientjadis recouvertes de dorures. Un grand nombre desculptures bizarres, qui ne sont point du goût denotre siècle, Séparent malheureusement l’ensemblede ce bel ouvrage.
L’origine de la cathédralq^de Lausanne est d’unedate fort incertaine : la plupart des historiens de laSuisse varient beaucoup à ce sujet. Les uns attri-buent la fondation de ce temple à Marius (t), der-nier évêque d’Avenches ; les autres à Alphonse ouEgilolphe, évêque de Lausanne dans le huitième
(i) Marius, connu dans le pays sous le nom de saintMaire, avait transféré son siège à Lausanne, après la des-truction de la ville d’Avenches. C’était un prélat pieux etfort instruit ; il a laissé une Chronique pleine de détailscurieux sur l’histoire de son temps : pn la trouve dans leRecueil des anciens historiens de France, par Duchesne.Marius mourut vers l’an 5g6, âgé d’environ soixante-quatreans; il était d’une famille noble d’Autun. Son nom existedans quelques martyrologes.
Ruchat, en parlant de la Chronique du saint évêque, ditqu’elle est fort maigre et fort sèche ; mais les autres protes-tans ne la jugent pas aussi sévèrement. Elle est écrite d’unstyle simple et clair; et, malgré quelques erreurs de chro-nologie, on la regarde comme fort intéressante pour l’his-toire du royaume de Bourgogne, dont le diocèse d’Aven-clies faisait partie.