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Tome premier.
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i9°

seüv à leur base. Ce château fut commence vers lemilieu du treizième siècle par l’évêque Jean de Cos-sonay, et achevé au commencement du qunzièmepar Guillaume de Challand, l’un des successeurs dece prélat. On me fit voir la chambre dite ck Vévê-que, dont le plafond, orné de riches peintures, offresouvent, à travers ces décorations antiques, cettelégende tirée de Virgile : Si qua fata sinani (Si lesdestins le permettent); c’était la devise adoptée parla famille des Montfaucon. On ouvrit en rna pré-sence, sans sortir de la même chambre, une portefermant à clef et masquant une espèce de niche oùil y avait autrefois un gros buffet ou plutôt une chairequi semblait immobile et clouée contre la muraille.Cette chaire, tournant sur des gonds, servait à cacherun passage souterrain par lequel, dit-on, les évêquescommuniquaient soit avec le chapitre de la cathé-drale , soit avec des couvens de leur dépendance ;mais la tradition est fort i ncertaine sur le véritable lieuoù aboutissait ce passage, qui est maintenant muré.Cet immense souterrain avait encore une issue horsde la ville, et l’on croit que le dernier évêque de Lau-sanne (i) prit la fuite par cette voie secrète, lorsqueles Bernois assiégeaient son château en i536.

(1) Sébastien de Montfaucon. ( Voyez page 172.)