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a pieds au-dessus du niveau du lac, elle le domine« dans toute son étendue, et elle a sur lui deux« vues tout-à-fait différentes : l’une sur l’embou-« chure du Rhône, où ce bassin borde' par des« montagnes hautes et escarpe'es présente un aspect« sombre et imposant ; l’autre du côté de Genève,« où il s’étend à perte de vue dans une large et belle« vallée, et où ses bords découpés en festons, or-« nés d’un grand nombre de villes, de villages et de« châteaux, forment le paysage du monde le
« PLUS RICHE, LE PLUS BRILLANT ET LE PLUS« varié. » On voit, par ces dernières lignes deM. de Saussure, que je ne me suis point montrétrop enthousiaste en décrivant les mêmes lieux.
La belle forêt de Sauvabelin, située derrière leSignal, est souvent le rendez-vous des habitans deLausanne, qui viennent y faire des parties déplaisir:on danse, on joue, on fait des collations champêtressur l’herbe épaisse de ce bois romantique. Il s ydonne des fêtes militaires dans certaines solennités ;et les élèves du collège, après leurs promotions, s’y
à l’endroit où il se jette dans le lac Léman. Mais il faut avoirune vue perçante pour remarquer, sans lunette, les eaux dufleuve à une distance aussi éloignée. On compte sept lieuesi (en ligne indirecte) rie Lausanne à l’embouchure du Rhône.