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que, cherchait encore à troubler les consciences,et jetait la division dans les familles. Pierre Viret serendit à Orange; puis ayant accepte' la retraite queJeanne d’Albret lui avait offerte dans le Be'arn, il sefixa de'finitivement à Orthez, où il mourut à 1 âgede soixante ans.
Viret publia un grand nombre d’ouvrages, dontla plupart n’ont de singulier que leur titre, ouïestyle bouffon dans lequel ils sont écrits. Presquetous sont un tissu d’injures contre l’Eglise romaine;ils donnent une merveilleuse idée de l’esprit, du ca-ractère et de la violence des premiers réformateurs.Les enthousiastes du parti accueillirent avec trans-port la Physiquepapale, la Nécromancepapale, lesSatires chrétiennes de la cuisine papale, les Cau-téles et Canon de la messe, ainsi que plusieurs autreslibelles du même genre et du même goût, sortis ducerveau de Viret. Je répugne, comme on doit lecroire, à citer des productions aussi grossières, aussiindécentes contre le premier pasteur d’une religionqui a civilisé le monde; mais convient-il de se tairequand nous voyons, de nos jours, les ennemis ducatholicisme vouer une espèce de culte à des hom-mes qui rompirent avec tant d’audace les liens d’u-nite’ de l’Eglise romaine!...