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tion de faire venir à Lausanne un prêre du dio-cèse, pour l’aider dans les fonctions de son minis-tère. Le cimetière est commun pour les différenscultes ; les Catholiques y sont enterrés arec les Pro-testans, sans aucune place distinctive : ils. ne peu-vent point avoir de cimetière particulier, c’ est-à-direqui soit destiné à la sépulture des membres seuls deleur communion, quand même ils voudraient l’é-tablir à leurs propres frais.
Cependant il faut être juste : le gouvernementvaudois se montre ordinairement facile à favoriser,dans les limites des lois, les intérêts de la popula-tion catholique. Le curé actuel, M. Sylvain Reidhaar,s est plu non seulement à me citer des preuves debienveillance des autorités du pays, mais encore ilajoutait, avec une émotion visible, que ses parois-siens malheureux avaient plus d’une fois éprouvéles effets de la bienfaisance de leurs frères séparés.
Il s’est formé à Lausanne deux écoles primairescatholiques, l’une pour les garçons, l’autre pour lesfilles; mais ces deux établissemens, quoique pré-cieux dans une ville protestante, laissent beaucoupà désirer sous le rapport des objets de l’enseigne-ment : il serait donc très-nécessaire de les soutenir,de les encourager et de travailler à leur perfection,