aux Reformes allemands, ce qui empêche au cure'de donner aux instructions religieuses le dévelop-pement nécessaire; toutes ces considérations etplusieurs autres avaient engagé, depuis long-temps,les Catholiques de Lausanne à demander au gou-vernement la permission de faire bâtir un templedestiné exclusivement à leur culte. Cette autorisa-tion a été enfin accordée , mais sous des clausesauxquelles il a fallu se soumettre. La nouvelle église,de même que l’ancienne, n’aura ni clocher, ni clo-ches, ni croise; en un mot, il n’y sera placé aucunsigne extérieur de religion : outre cela, les lois det8ioetde 1812, qui règlent les exercices du cultecatholique , ne cesseront point d’être en vigueur.Telles sont les conditions imposées aux signatairesd’une pétition où la liberté de conscience était de-mandée dans les termes les plus vifs et les plus tou-chans. Quoi qu’il en soit, le gouvernement du can-ton de Vaud a fait un acte libéral en permettant unechose que réclamaient l’honneur et la dignité de lareligion romaine. Il est seulement fâcheux qu’il sesoit décidé un peu tard, malgré les sollicitationspressantes et malgré les démarches réitérées desprincipaux Catholiques de Lausanne.
Des souscriptions nombreuses avaient été recueil*