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nom : on voyait à peu de distance de ce séjour desmorts les ruines d’une chapelle dédiée à saint Roch,auprès de laquelle furent bâtis un hôpital et un la-zaret dans une année où la peste ravageait Lausanneet les lieux d'alentour; cette chapelle existait au mi-lieu d’une propriété connue , depuis un temps im-mémorial, Sous le nom de Pré du marché. Maisfout a été détruit, et les ruines ont servi à la cons-truction d’uné fabrique établie dans le voisinage.Je remarquai au-dessus de la porte d’entrée de lamanufacture un petit groupe de deux anges avec ladate de i 523 : cette sculpture est le seul monumentqui reste de la chapelle de Sainl-Roch.
C’est une contradiction singulière de la part desprotestans de la Suisse d avoir conservé pour leurséglises, pour les places et pour les rues de leursvilles, le nom des mêmes saints dont ils ont aboli leculte et proscrit les images. Pendant mon séjour àLausanne, je fus souvent tenté de me croire dans unpays catholique, lorsque, voulant aller quelque partet m’adressant au premier venu, je m’entendais faireces sortes de réponses : Vous passerez dans la rueSaint-Pierre, dans la rue Saint-Jean... —Traversezla place Saint - François...—Descendez à Saint-Laurent ...— Montez la rue Saint-Etienne pour vous